- Au Conseil départemental -

Vœu Relatif Au Pacte Finance – Climat

Dans son rapport d’octobre 2018, le groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) estime qu’au rythme actuel du réchauffement climatique, le seuil de 1,5 °C d’augmentation de température sera franchi entre 2030 et 2052. Une telle augmentation aura des conséquences désastreuses tant sur la biodiversité que sur l’activité humaine et économique, et se traduira par une augmentation du niveau des océans qui pourrait contraindre 150 millions de personnes à subir un exode climatique d’ici à 2050. Entre 1998 et 2017, le coût des catastrophes climatiques a déjà explosé de 251 % par rapport aux vingt années précédentes et a atteint 2 908 milliards de dollars, selon un rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR).

Pour enrayer cette dynamique, tous les acteurs publics et privés doivent se mobiliser, et chaque geste compte.

Le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine s’engage fortement depuis plusieurs années en faveur du développement durable et dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Ainsi, le Département encourage les mobilités douces, avec notamment l’aménagement de plus de 2 000 kilomètres de pistes cyclables dans le cadre du plan Vélo. En interne, il développe le télétravail, soutient la pratique du covoiturage, et s’est donné pour objectif de détenir 40 % de véhicules électriques au sein de sa flotte d’ici quatre ans.

Pour soutenir le développement de l’agro-écologie, le Département finance des aides directes de plus d’un million d’euros chaque année en faveur des porteurs de projets agri-ruraux innovants.

Par ailleurs, il s’est doté d’une ambitieuse politique de rénovation énergétique de son patrimoine bâti, avec la mobilisation de 22,5 millions d’euros spécifiquement dédiés à la rénovation thermique de ses bâtiments et la réalisation du diagnostic énergétique de 84 d’entre eux. En outre, les quatre collèges qui seront construits au cours de la mandature respecteront des critères environnementaux plus exigeants que ne le prévoit la réglementation, et l’un d’eux sera même un bâtiment « passif ».

Enfin, le Département a participé à la création de la Société d’économie mixte locale ENERG’iV, dont l’objectif est de développer les projets d’énergies renouvelables en Ille-et-Vilaine.

Si notre département prend sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique, des investissements importants sont plus que jamais nécessaires aux niveaux national et international pour mettre en oeuvre les Accords de Paris et aider les pays en voie de développement à faire face aux changements climatiques.

Au niveau européen, les moyens alloués aux politiques climatiques restent très insuffisants au regard des défis à relever : il est donc plus que temps de faire émerger de nouvelles solutions de financement pour les mener à bien.

En décembre 2017, le climatologue Jean Jouzel et l’économiste Pierre Larrouturou ont lancé un appel demandant aux chefs d’État et de gouvernement européens de négocier le plus rapidement possible un pacte finance-climat « qui assurerait pendant 30 ans des financements à la hauteur des enjeux pour financer la transition énergétique sur le territoire européen et mettre la finance au service du climat et de l’emploi ». Pour ce faire, ils proposent la création de deux outils : d’un côté, la négociation d’un budget européen sur le climat doté de 100 milliards d’euros par an financés par une taxe sur les bénéfices (dont 40 milliards d’euros pour un « plan Marshall pour l’Afrique », 10 milliards d’euros pour un grand plan de recherche et 50 milliards d’euros pour financer la lutte contre le dérèglement climatique à l’échelle des citoyens et des entreprises) ; de l’autre, la création d’une banque du climat qui mettrait à disposition des pays membres une enveloppe correspondant à 2 % de leur PIB, chaque année pendant trois décennies, pour les aider à financer leur transition écologique. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ces investissements pourraient permettre de créer 700 000 à 900 000 emplois en France et plus de 6 millions d’emplois au sein de l’Union européenne. Les grands pays qui prendront le leadership en matière écologique seront demain les grands gagnants sur le plan économique.

En décembre 2017, le climatologue Jean Jouzel et l’économiste Pierre Larrouturou ont lancé un appel demandant aux chefs d’État et de gouvernement européens de négocier le plus rapidement possible un pacte finance-climat « qui assurerait pendant 30 ans des financements à la hauteur des enjeux pour financer la transition énergétique sur le territoire européen et mettre la finance au service du climat et de l’emploi ».

Pour ce faire, ils proposent la création de deux outils : d’un côté, la négociation d’un budget européen sur le climat doté de 100 milliards d’euros par an financés par une taxe sur les bénéfices (dont 40 milliards d’euros pour un « plan Marshall pour l’Afrique », 10 milliards d’euros pour un grand plan de recherche et 50 milliards d’euros pour financer la lutte contre le dérèglement climatique à l’échelle des citoyens et des entreprises) ; de l’autre, la création d’une banque du climat qui mettrait à disposition des pays membres une enveloppe correspondant à 2 % de leur PIB, chaque année pendant trois décennies, pour les aider à financer leur transition écologique.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ces investissements pourraient permettre de créer 700 000 à 900 000 emplois en France et plus de 6 millions d’emplois au sein de l’Union européenne.

Les grands pays qui prendront le leadership en matière écologique seront demain les grands gagnants sur le plan économique.

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